Paris, le 10 septembre 2025 - Estimated reading time: 0 minutes Les distributeurs américains abordent la période cruciale des fêtes avec une visibilité réduite, alors que Deloitte prévoit une progression limitée des ventes de fin d’année, la plus faible depuis la pandémie. Entre novembre 2025 et janvier 2026, les ventes devraient croître de 2,9 % à 3,4 %, contre 4,2 % l’an dernier, soit un ralentissement marqué dans un contexte de fragilités macroéconomiques et d’incertitudes politiques. Une croissance freinée par l’inflation et l’incertitude commerciale L’environnement reste dominé par une inflation persistante, qui pousse les prix à la hausse mais freine la demande. Selon Deloitte, l’impact est double : les consommateurs absorbent une hausse nominale des dépenses liée aux prix, tandis que la consommation réelle se contracte. À cela s’ajoutent les tensions commerciales récurrentes, alimentées par la politique imprévisible de Washington, qui incitent une partie des ménages à anticiper leurs achats. Un secteur fragmenté dans ses prévisions Les signaux divergent au sein du retail. Walmart et Macy’s ont relevé leurs perspectives annuelles, portés par leur taille et leur capacité à absorber les chocs inflationnistes, tandis que Target et Best Buy maintiennent des objectifs stables, misant sur la discipline opérationnelle. À l’inverse, Mattel a abaissé ses prévisions, révélant la vulnérabilité des segments non essentiels face à l’arbitrage budgétaire des ménages. Cette dispersion souligne un paysage retail polarisé, où les acteurs dotés de plateformes omnicanales robustes tirent mieux leur épingle du jeu, alors que les spécialistes de produits discrétionnaires subissent une pression accrue. L’e-commerce demeure…
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