Paris, le 22 décembre 2025 - Estimated reading time: 5 minutes En choisissant de redéployer à Séoul, le 26 mai, sa collection Métiers d’Art 2025-2026, Chanel confirme que ces défilés ne relèvent plus d’un simple exercice de style ou de calendrier. Ils constituent un outil stratégique à part entière, au croisement de la gouvernance créative, de la diplomatie culturelle et de la projection internationale des savoir-faire. La collection, première proposition Métiers d’Art de Matthieu Blazy depuis sa nomination à la direction artistique, avait été dévoilée pour la première fois le 2 décembre à New York, sur un quai de métro désaffecté de la station Bowery. Le dispositif, volontairement cinématographique, assumait une narration hybride mêlant mode, image et storytelling contemporain, précédée d’un court métrage réalisé par Michel Gondry. La présence d’un premier rang très exposé, entre figures du cinéma et de la musique, soulignait déjà la volonté de Chanel de replacer les Métiers d’Art dans un champ culturel élargi, loin d’une lecture strictement artisanale ou patrimoniale. La décision de rejouer cette collection à Séoul s’inscrit dans cette logique. La capitale sud-coréenne n’est pas un simple marché relais, mais un territoire que la maison fréquente depuis plus de trois décennies. Chanel y ouvre dès 1992 sa première boutique de parfums et de beauté, avant d’y introduire la mode en 1997 au sein du grand magasin Galleria. Ce temps long éclaire le choix actuel : Séoul est devenue l’un des centres névralgiques de la culture visuelle contemporaine, à la…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.