Paris, le 05 septembre 2025 - Estimated reading time: 3 minutes Le dernier film d’Alice Winocour, Couture, présenté ce week-end au Festival international du film de Toronto, marque un tournant dans le dialogue entre mode et cinéma. Pour la première fois de son histoire, Chanel a ouvert les portes de ses ateliers de haute couture à une équipe de fiction, offrant un cadre inédit à un récit où l’intime se mêle au spectaculaire. Avec Angelina Jolie dans le rôle principal, le film met en lumière trois figures féminines trop souvent invisibilisées dans l’industrie de la mode : une réalisatrice indépendante, un mannequin et une maquilleuse. Loin des clichés glamour, Winocour explore les fragilités et les luttes personnelles de ces protagonistes, dans une trame où la maladie, le travail invisible et la quête d’expression personnelle se croisent. Le choix de Chanel de soutenir cette production va bien au-delà du mécénat classique. La maison a accompagné Winocour dès l’écriture, autorisant le tournage dans ses salons et ateliers et fournissant des pièces d’archives pour une scène charnière de défilé. Pourtant, le nom et le logo de la marque n’apparaissent jamais à l’écran – un équilibre subtil entre authenticité, liberté artistique et stratégie d’image. Cette approche illustre une évolution des maisons de luxe vers un rôle de producteurs culturels à part entière. En soutenant des cinéastes indépendants, Chanel se positionne comme un acteur clé dans un écosystème où les financements traditionnels se raréfient et où…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.