Paris, le 30 avril 2025 - Estimated reading time: 6 minutes La Villa d’Este, joyau Renaissance sur les rives du lac de Côme, s’est transformée le temps d’un après-midi en studio à ciel ouvert pour Chanel. https://www.youtube.com/watch?v=1eKokcaBwGg Sous la direction de Bruno Pavlovsky, la maison française a livré une démonstration de storytelling maîtrisé : décor somptueux, hommage à Visconti, allusions à Romy Schneider et mise en scène cinématographique signée Sofia Coppola. Ce n’est pas un hasard si Chanel a choisi ce lieu emblématique. La Villa Erba — autre demeure de Visconti — se trouve à quelques encablures, et les liens entre Gabrielle Chanel et le cinéma sont savamment réactivés. À travers cette scénographie, la maison inscrit sa croisière 2026 dans une temporalité plus narrative, à l’heure où le marché appelle à une différenciation qualitative plus que quantitative. En coulisses, Chanel orchestre également une transition stratégique. L’arrivée du directeur artistique Matthieu Blazy en avril, bien que discret sur ce défilé, ouvre une nouvelle page créative. Pavlovsky évoque une « nouvelle énergie », sans bousculer les fondamentaux de la grammaire Chanel : tweed, camélias, perles, mousseline et broderie. Dans le même temps, Chanel investit dans son écosystème. L’acquisition d’une participation minoritaire dans Mantero, tisseur historique basé à Côme, est plus qu’un signal symbolique : c’est une action concrète pour sécuriser l’excellence italienne. Mantero, fournisseur de la maison depuis 52 ans, incarne cette stratégie de fidélité industrielle. Le groupe applique ici sa vision…
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