Paris, le 18 décembre 2025 - Estimated reading time: 3 minutes La prudence affichée par Birkenstock tranche avec l’euphorie qui a souvent accompagné les introductions en Bourse de marques à forte désirabilité. Le groupe, coté à New York, a averti les investisseurs d’un ralentissement attendu de sa croissance en 2026, citant un environnement monétaire défavorable et l’impact croissant des droits de douane. La direction anticipe une marge brute comprise entre 57 % et 58 %, contre 59,1 % l’an dernier, alors que le consensus de marché tablait sur près de 60 %. Les effets combinés des variations de change et des barrières tarifaires pourraient peser chacun à hauteur de 100 points de base sur la rentabilité. Cette annonce a été fraîchement accueillie par les marchés : le titre a chuté jusqu’à près de 10 % en pré-ouverture à New York, prolongeant une dynamique boursière déjà fragile pour le secteur de la chaussure, délaissé par les investisseurs depuis le début de l’année. Pour autant, le modèle Birkenstock reste singulier. Contrairement à la majorité de ses concurrents, le groupe possède ses propres usines, majoritairement implantées en Allemagne. Cette intégration verticale limite sa capacité d’expansion rapide mais lui permet de contrôler strictement les volumes, de soutenir les prix moyens et d’éviter les politiques de promotions massives. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Birkenstock (@birkenstock) Le directeur général Oliver Reichert assume cette approche « slow but steady », préférant maintenir une…
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