Paris, le 05 septembre 2025 - Estimated reading time: 3 minutes Le luxe mondial entre dans une phase de recomposition stratégique, où la Chine ne joue plus seulement le rôle de moteur de croissance mais celui d’arbitre entre maturité et nouvelles dynamiques de consommation. Dans un rapport récent, Barclays souligne que les marques européennes sont confrontées à une concurrence accrue, à des consommateurs plus sélectifs et à la montée en puissance d’acteurs locaux capables de rivaliser en qualité et en désirabilité. Après une décennie marquée par une expansion rapide, le marché chinois bascule dans une logique de redistribution des parts de marché. Selon Barclays, la croissance historique d’environ 7 % par an devient difficile à reproduire, alors que les achats ostentatoires perdent de leur attrait. Le consommateur urbain privilégie désormais le bien-être, l’expérience et l’authenticité, au détriment du simple affichage social. Les marques internationales réagissent différemment à ce changement de paradigme. Hermès, jusque-là perçu comme résistant aux cycles, fait face à une perte de vitesse en Chine et pourrait ne pas atteindre une croissance à deux chiffres en 2025. Chez Kering, Gucci reste fragilisé par un trafic faible et l’absence de signal d’inflexion. En revanche, Burberry bénéficie d’un repositionnement produit réussi et Moncler conserve une forte adhésion, même si son manque de visibilité marketing suscite des interrogations. Dans la joaillerie et l’horlogerie, Van Cleef & Arpels, Cartier et Bulgari maintiennent leur avance, contrastant avec une horlogerie encore en recul marqué.…
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