Paris, le 29 juillet 2025 - Estimated reading time: 3 minutes Artemis, la société d’investissement de la famille Pinault, a cherché à rassurer les marchés face aux inquiétudes croissantes liées à son niveau d’endettement et à la baisse des dividendes de Kering. La holding a affirmé disposer d’une position de liquidité robuste et d’aucun engagement financier dépendant du cours de l’action Kering. La dette autonome d’Artemis s’élève à 7,1 milliards d’euros au 31 mai 2025, soit une augmentation significative par rapport à deux ans auparavant, mais la société insiste sur le caractère temporaire de cette hausse. Selon Artemis, cette évolution est liée à l’acquisition de 54 % de l’agence de talents hollywoodienne CAA, valorisée à 7 milliards de dollars, dans le cadre d’une stratégie de diversification au-delà du luxe européen. Le groupe dispose de plus d’un milliard d’euros de liquidités, pour un volume de dettes arrivant à échéance inférieur à 500 millions d’euros sur les deux prochaines années. La société affirme que ses revenus de dividendes – historiquement dominés par Kering – sont désormais mieux équilibrés grâce à ses autres participations, notamment Puma, CAA, Christie's et ses activités viticoles. Kering, dont Artemis détient 43 % du capital et la majorité des droits de vote, a réduit de plus de moitié le montant de ses dividendes 2024 (739 millions d’euros contre 1,7 milliard en 2023) sous l’effet des difficultés persistantes de Gucci. Selon Barclays, ce dividende pourrait être ramené à 364 millions d’euros d’ici 2026. La performance boursière de Kering, en…
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